new capitalism is dangeureux for the balance of humanity
in french : Le nouveau capitalisme est plus financier, plus "court-termiste". Ses acteurs ont réorganisé le travail, généralisé les exigences de flexibilité. Alors que le capitalisme « fordiste » ou « social-démocrate » des années 1950 à 1970 - qu’il ne s’agit pas d’idéaliser - s’accommodait de l’existence d’un vaste secteur public, d’États-nations capables de définir des règles de vie commune sur leur territoire, le nouveau capitalisme a considéré ces règles comme des freins à son expansion, et il les a partout attaquées, avec des succès divers. Ses acteurs, et en particulier les entreprises transnationales, ont considéré que la planète était un espace de territoires en concurrence où ils devaient pouvoir agir sans contrainte et imposer leurs propres lois, leurs nouvelles exigences de rentabilité, et leur impératif de croissance illimitée, sans aucune considération pour les dégâts sociaux et environnementaux qu’ils produisaient. En tant que système d’idées, le néo-libéralisme n’est pas très éloigné du libéralisme économique du 19ème siècle, puisqu’il défend le principe général d’une intervention minimale de l’État dans l’économie (et des institutions publiques dans l’économie mondiale), à côté d’arguments plus contemporains concernant le rôle éminent des actionnaires dans la conduite des affaires du monde.< De la deuxième moitié du 19ème siècle jusqu’aux aux années 1970, on avait pourtant assisté à un net recul du libéralisme économique et une progression corrélative d’une régulation plus négociée, plus collective de l’économie, même si elle partageait avec le néo-libéralisme une obsession de la croissance matérielle. On avait aussi assisté à la constitution progressive d’un très important secteur public et à la mise en place d’une protection sociale de haut niveau, au nom d’un intérêt général que l’initiative privée ne pouvait prendre en charge. Ce sont ces acquis collectifs que le néo-libéralisme entend remettre en cause. Ce système engendre de fortes inégalités, et il s’en nourrit. Elles lui sont nécessaires. Par exemple, pour pouvoir mettre tous les territoires de la planète en concurrence sur le plan des salaires et des ressources naturelles, les multinationales ont besoin d’inégalités sociales et environnementales fortes et si possible croissantes. Les inégalités actuelles sont insupportables sur le plan humain. Elles minent les sociétés et les personnes. Elles entraînent une perte de confiance dans la société et ses institutions (systèmes scolaire, policier et judiciaire en particulier), ainsi que le rejet de la « politique » en général et d’une démocratie représentative qui ne parvient pas à réduire des écarts insupportables. Elles engendrent de tels coûts qu’elles sont économiquement ruineuses : si l’on tenait une comptabilité complète - qui ne serait pas fondée sur le seul profit pour juger de l’efficacité économique - la prise en compte des impacts sociaux pèserait très lourd. Ces inégalités influent très négativement aussi sur l’environnement et participent à sa dégradation. L’histoire nous a appris que les disparités de richesse et l’appauvrissement des populations déstabilisent les pays, voire les précipitent dans des conflits, des guerres et des violences. Il est urgent de s’inquiéter de l’évolution inégalitaire du monde. source : "http://www.inegalites.fr"
Par david aubrun
-
Publié dans : davidaubrun
0
-
Recommander
Commentaires